Il y a une phrase que l’on entend souvent quand on parle de saillie :

« Il est coté. »

Comme si cela réglait tout.

Ou :

« Il travaille. »

Comme si cela prouvait qu’il transmettra du travail.

Ou encore :

« Tout le monde l’utilise. »

Comme si l’effet de mode était une preuve de qualité.

Je pense exactement l’inverse.

Quand tout le monde utilise le même chien sans vraiment se demander pourquoi, on n’est pas forcément en train de faire progresser une race. On est parfois simplement en train de suivre une habitude, une réputation, une facilité, une mode, ou une illusion de sécurité.

Le sujet n’est pas de dire qu’un chien coté ne vaut rien.

Ce serait faux.

Le sujet n’est pas de dire qu’un chien qui travaille ne vaut rien.

Ce serait encore plus faux.

Le sujet est de rappeler une chose simple : un étalon ne se choisit pas parce qu’il rassure sur le papier. Il se choisit parce qu’il apporte quelque chose à une femelle précise, dans un programme précis, avec une lecture honnête de ce qu’il peut transmettre, mais aussi de ce que la femelle porte déjà.

Et cela, aucun chiffre de cotation ne le fait à votre place.

Le piège de l’étalon évident

Dans beaucoup de races, on voit le même phénomène.

Un mâle devient visible.

Parfois, il gagne.

Il est bien présenté.

Il a une belle communication.

Il est coté.

Il a un résultat de travail, un test, un titre, une réputation.

Et parfois, soyons encore plus directs : il ne gagne même pas vraiment.

Je ne parle pas ici du très bon chien discret qui ne sort presque jamais.

Je ne parle pas du chien intéressant qui perd parce qu’il a un centimètre de trop ou de moins.

Je ne parle pas du chien que l’on n’a pas su mettre en valeur.

Je parle du chien réellement faible sur les bases morphologiques.

Celui qu’un éleveur lucide ne devrait pas garder comme pilier de programme.

Il n’a pas une morphologie solide.

Il n’a pas une production démontrée.

Il n’a pas une vraie valeur de travail clairement transmissible.

Il n’apporte pas grand-chose à la race.

Mais il est là.

Il est disponible.

Il est connu.

Il est recommandé par habitude.

Il est dans les conversations.

Il est facile à choisir.

Et très vite, il devient l’étalon que tout le monde regarde.

Puis l’étalon que tout le monde demande.

Puis l’étalon que tout le monde utilise.

Le problème, ce n’est pas qu’un bon chien soit utilisé.

Un très bon chien mérite évidemment d’intéresser les éleveurs.

Le problème commence quand le chien devient un réflexe, surtout quand ce réflexe n’est même pas soutenu par une vraie démonstration de qualité.

On ne choisit plus vraiment. On suit.

On ne se demande plus : « Est-ce qu’il corrige ma femelle ? »

On se demande : « Est-ce que les autres l’utilisent ? »

Et là, on quitte la sélection pour entrer dans la reproduction par mimétisme.

La cotation est un outil, pas une vérité

La cotation a une utilité.

Elle donne un cadre.

Elle permet de situer un chien dans la grille définie par la SCC et le club de race. Selon les races, cette grille peut intégrer la confirmation, des résultats d’exposition, des tests de comportement, des dépistages de santé, l’ADN, des épreuves de travail, parfois la descendance.

Donc oui, la cotation est une information.

Mais une information n’est pas une conclusion.

Un chien bien coté n’est pas automatiquement un grand reproducteur.

Un chien bien coté n’est pas automatiquement un chien exceptionnel en morphologie.

Un chien bien coté n’est pas automatiquement le bon choix pour votre femelle.

Et parfois, soyons honnêtes, un chien peut être correctement coté tout en étant assez moyen d’un point de vue beauté, construction ou type.

Cela dépend de la grille.

Cela dépend de la race.

Cela dépend du niveau réel de concurrence.

Cela dépend de ce que la cotation mesure vraiment.

Cela dépend aussi de ce qu’elle ne mesure pas.

Une cotation peut valider un parcours. Elle ne remplace pas l’oeil.

Elle peut signaler que le chien a franchi certains seuils. Elle ne dit pas toujours s’il est fin, puissant, élégant, harmonieux, bien construit, typé, transmetteur, régulier dans sa production.

C’est pour cela que, quand on lit la cotation comme une garantie absolue, elle devient une supercherie intellectuelle.

Pas parce que l’outil est inutile.

Mais parce qu’on lui demande de répondre à une question qu’il ne peut pas résoudre seul.

Un chien confirmé n’est pas un étalon d’élite

La confirmation est déjà un exemple clair.

Elle permet de valider qu’un chien peut obtenir son pedigree définitif et être utilisé dans le cadre du LOF.

C’est important.

Mais ce n’est pas une expertise complète de sa valeur génétique.

Un chien confirmé a franchi un seuil.

Il n’a pas démontré, par ce seul fait, qu’il est un reproducteur remarquable.

Cette nuance paraît évidente. Pourtant, on l’oublie souvent.

Entre « ce chien peut reproduire au LOF » et « ce chien doit devenir un pilier de sélection », il y a un monde.

Le premier relève du cadre.

Le second relève du jugement d’éleveur.

Le faux chien de travail

Il y a un autre sujet qui me gêne beaucoup : le pseudo chien de travail.

Dans certaines races, le mot « travail » est devenu un argument presque magique.

On entend :

« Lui, il travaille. »

Très bien.

Mais que veut-on dire exactement ?

Un chien peut être bien entraîné.

Un chien peut être très bien conduit.

Un chien peut avoir eu un propriétaire compétent, disponible, régulier, capable de l’amener à un niveau que beaucoup d’autres n’atteindraient pas.

Tout cela mérite du respect.

Mais cela ne signifie pas forcément que le chien vient d’une vraie lignée de travail.

Cela ne signifie pas forcément qu’il transmettra ce que l’on admire chez lui.

Cela ne signifie pas forcément qu’il est le meilleur choix pour renforcer une aptitude dans une population.

Il faut distinguer trois choses :

Ce que l’on observeCe que cela peut direCe que cela ne prouve pas seul
Le chien réussit une épreuveIl a été préparé et il a répondu présentQu’il transmettra cette aptitude
Le chien est bien entraînéSon environnement et son conducteur ont fait du travailQu’il vient d’une lignée réellement sélectionnée pour cela
Le chien a une réputation de travailIl est visible dans ce milieuQue sa descendance confirmera
Le chien produit déjà bienSa valeur devient plus lisibleQu’il convient à toutes les femelles

La performance est un indice.

Elle n’est pas une preuve complète.

Le phénotype, c’est ce que le chien exprime : son corps, son comportement, son résultat, son niveau visible.

Mais ce qu’il exprime vient d’un mélange : génétique, environnement, entraînement, conduite, maturité, santé, préparation, opportunité, contexte.

La reproduction, elle, demande une autre question :

qu’est-ce que ce chien transmet réellement ?

Le chien qui gagne n’est pas toujours le meilleur reproducteur

On fait la même erreur avec les chiens d’exposition.

Un chien qui gagne a prouvé quelque chose.

Il a été jugé bon, parfois très bon, dans un contexte donné.

Il peut être exceptionnel.

Mais la victoire ne dit pas tout.

Un chien peut gagner parce qu’il est très bien préparé.

Parce qu’il est mature au bon moment.

Parce qu’il est montré par quelqu’un qui le met parfaitement en valeur.

Parce qu’il a une condition supérieure.

Parce qu’il correspond à une tendance du moment.

Parce que la concurrence était moins forte ce jour-là.

Parce qu’il a vraiment de grandes qualités.

Souvent, c’est un mélange de tout cela.

Mais même un chien magnifique peut être un reproducteur moyen.

Et un chien moins spectaculaire peut être très intéressant s’il transmet avec régularité ce que votre femelle a besoin de recevoir.

L’article sur l’exposition comme outil de sélection disait déjà une chose importante : il ne faut pas seulement regarder qui a gagné. Il faut regarder ce que le chien peut apporter.

Beauté, travail, santé : l’importance varie selon les races

Il faut aussi éviter les grandes phrases universelles.

Toutes les races ne se sélectionnent pas avec le même équilibre.

Dans une race de compagnie, l’exigence morphologique, le caractère et la santé peuvent peser d’une manière.

Dans une race de travail, les aptitudes fonctionnelles doivent évidemment compter beaucoup plus.

Dans une race où la population est faible, la diversité génétique peut devenir un critère central.

Dans une race très populaire, l’effet de mode peut au contraire diffuser très vite les mêmes lignées.

Dans une race où certains problèmes de santé sont très présents, un chien moins spectaculaire mais très intéressant sur le plan santé peut avoir une vraie valeur.

Dans une race où le type se perd, un chien très typé peut mériter d’être regardé même s’il n’est pas l’étalon le plus médiatisé.

Il n’y a donc pas une seule grille de lecture.

Il y a une hiérarchie à construire selon la race, selon la femelle, selon l’état du cheptel, selon les problèmes réels à corriger.

Le danger, c’est de faire semblant qu’un seul indicateur peut tout résumer.

La bonne saillie ne flatte pas toujours l’ego

Choisir un étalon connu, c’est confortable.

On peut l’annoncer facilement.

On peut mettre son nom sur une affiche.

On peut rassurer des clients.

On peut se rassurer soi-même.

Mais une bonne saillie n’est pas toujours la plus vendeuse sur Facebook.

Parfois, le bon chien est moins connu.

Parfois, il n’a pas la communication qu’il mérite.

Parfois, il appartient à quelqu’un de discret.

Parfois, il a peu sailli.

Parfois, il n’a pas gagné autant qu’il aurait dû, parce qu’il n’a pas été beaucoup sorti, ou pas au bon endroit, ou pas dans la bonne période.

Parfois, il est simplement moins à la mode.

Et pourtant, il peut être beaucoup plus utile.

C’est là que l’éleveur doit choisir entre deux choses :

faire une saillie qui se vend facilement ;

ou faire une saillie qui construit vraiment.

Les deux peuvent se rejoindre.

Mais pas toujours.

Le prix de saillie peut coûter très cher

Il y a aussi un sujet dont on parle moins : le prix de la saillie.

Je soupçonne que beaucoup de mauvais choix commencent là.

Pas toujours.

Mais souvent.

Une saillie avec un très bon chien peut coûter cher.

Un chien réellement intéressant, avec une vraie morphologie, une vraie production, une vraie lignée, une vraie cohérence, n’est pas toujours accessible au prix le plus bas.

Alors certains cherchent moins cher.

Ils prennent un mâle moyen, parfois franchement faible morphologiquement, parce que la saillie est plus abordable, plus simple, plus proche, plus facile à obtenir.

Et c’est là que le calcul devient absurde.

J’ai déjà discuté avec un éleveur qui avait choisi ce type de chien. Je lui ai demandé, très simplement :

pourquoi prendre ça ?

Sa réponse était claire : les saillies avec les bons chiens coûtent cher.

Sauf que dans le même temps, il avait fait des dizaines d’expositions avec un chien moyen.

Des engagements.

Des kilomètres.

Des hôtels.

Du temps.

De la fatigue.

Des week-ends entiers.

Tout cela pour sortir un chien qui, au fond, ne construisait pas grand-chose.

En économisant une partie de ces sorties, il aurait pu financer une saillie plus sérieuse, gagner du temps, économiser de l’argent, et surtout produire une portée avec laquelle il aurait pu envisager l’avenir avec plus de fierté.

C’est cela, le problème de priorité.

On dépense parfois beaucoup pour montrer un chien moyen.

Mais on hésite à investir dans la saillie qui pourrait vraiment améliorer la génération suivante.

Dans ces conditions, le prix de la bonne saillie paraît cher.

Mais le prix d’une mauvaise saillie peut être beaucoup plus lourd.

Parce qu’il ne se paie pas seulement le jour du mariage.

Il se paie dans les chiots produits, dans les choix que l’on ne pourra pas garder, dans les années perdues, dans les défauts que l’on installe, dans les sorties que l’on fera ensuite avec des chiens que l’on aurait pu éviter de produire.

La vraie économie n’est donc pas forcément de payer la saillie moins cher.

La vraie économie, c’est de faire un mariage qui mérite d’être fait.

La femelle compte plus que le mâle

On parle beaucoup des étalons.

Trop, parfois.

Comme si le mâle allait sauver tous les mariages.

Mais un étalon ne produit jamais seul.

Pour moi, la femelle compte même davantage.

Parce que c’est elle qui donne le socle du mariage.

Elle est le point de départ réel, pas le décor autour du mâle.

Elle apporte son type, sa construction, sa santé, son caractère, ses lignées, ses défauts, ses qualités, sa capacité maternelle, sa famille, ce que l’on connaît ou non de sa production.

Choisir un étalon sans regarder honnêtement sa femelle, c’est déjà partir de travers.

La vraie question n’est pas :

« Quel est le meilleur mâle disponible ? »

La vraie question est :

« Quel mâle est cohérent avec cette femelle-là ? »

Ce n’est pas la même chose.

Un chien peut être très bon et ne pas convenir.

Un chien peut être moins impressionnant et être exactement le bon correcteur.

La sélection commence souvent par une forme d’humilité :

qu’est-ce que ma femelle a vraiment ?

qu’est-ce qu’elle n’a pas ?

qu’est-ce qu’elle transmet déjà ?

qu’est-ce que je ne dois surtout pas doubler ?

qu’est-ce que je suis prêt à accepter ?

qu’est-ce que je refuse absolument ?

Et il y a une question que l’on pose trop rarement :

est-ce que les chiots produits correspondront encore à mon type de chiens ?

Pas au type du mâle à la mode.

Pas au type qui vend bien cette année.

Pas au type qui fait joli sur une annonce de saillie.

Mon type.

Celui que j’essaie de construire portée après portée.

Un mariage peut donner de beaux chiots et pourtant faire sortir l’élevage de sa ligne.

Il peut produire des chiens séduisants, mais qui ne ressemblent plus vraiment au travail que l’on veut installer.

C’est pour cela que la femelle est centrale : elle oblige à se demander si l’étalon complète un projet ou s’il vient simplement plaquer un nom connu sur une portée.

Le vrai danger de l’étalon populaire

La FCI recommande d’éviter la surutilisation des mêmes reproducteurs.

Ce n’est pas un détail.

Quand un étalon devient très populaire, il diffuse ses qualités. Mais il diffuse aussi ses défauts, connus ou inconnus.

Les défauts visibles, on peut parfois les gérer.

Les défauts invisibles, c’est autre chose.

Un chien peut porter une faiblesse que l’on ne voit pas encore.

Un chien peut être sain lui-même, mais transmettre une prédisposition.

Un chien peut produire très bien avec certaines femelles et beaucoup moins bien avec d’autres.

Un chien peut devenir tellement présent dans les pedigrees que, quelques années plus tard, il devient difficile de trouver des alternatives.

C’est ce qu’on appelle souvent l’effet de l’étalon populaire.

Le problème n’est pas d’utiliser un grand chien.

Le problème est de transformer un grand chien en passage obligatoire.

Une race a besoin de bons reproducteurs.

Elle a aussi besoin d’alternatives.

Les chiens sous-utilisés

C’est probablement ce qui m’agace le plus.

On voit parfois des chiens très intéressants rester dans l’ombre.

De très bons chiens.

Des chiens mieux construits que certains mâles très demandés.

Des chiens plus utiles pour certaines femelles.

Des chiens issus de lignées précieuses.

Des chiens avec une production limitée mais prometteuse.

Des chiens qui ne sont simplement pas dans le bon réseau, pas assez visibles, pas assez vendus, pas assez poussés.

Et pendant ce temps, le même étalon prend encore une saillie.

Puis encore une.

Puis encore une.

Ce n’est pas toujours parce qu’il est objectivement le meilleur.

C’est parfois parce qu’il est le plus simple à choisir.

Et la facilité est rarement le moteur d’une grande sélection.

Ce qu’il faudrait regarder avant de choisir

Si je devais poser une base de réflexion, je ne commencerais pas par demander la cotation.

Je commencerais par une liste plus large.

QuestionPourquoi elle compte
Que vaut réellement le chien en morphologie ?La cotation ne remplace pas l’analyse du type, de la construction et du mouvement
Que vaut-il dans sa race précise ?Le même niveau n’a pas la même signification selon les races
Que sait-on de sa famille ?Parents, frères, soeurs, collatéraux et lignées racontent plus qu’un seul chien
Que produit-il déjà ?La descendance est souvent plus instructive que la réputation
Quels défauts transmet-il ?Un étalon sans défaut n’existe pas ; il faut savoir lesquels
Qu’apporte-t-il à cette femelle ?Un bon chien mal marié peut produire une portée décevante
Est-il trop présent dans la race ?La qualité ne justifie pas toujours la surutilisation
Le résultat de travail est-il transmissible ?Il faut distinguer aptitude, entraînement et lignée
Les critères santé sont-ils solides ?Les tests ne disent pas tout, mais ils évitent beaucoup d’aveuglement
Pourquoi est-ce que je le choisis vraiment ?Sélection, facilité, mode, prestige ou cohérence ?

Cette dernière question est souvent la plus importante.

Parce qu’elle oblige à être honnête.

La cotation peut aider, mais elle ne choisit pas

Il ne faut pas jeter la cotation.

Ce serait absurde.

Elle peut aider à vérifier qu’un chien a passé certaines étapes.

Elle peut signaler un parcours.

Elle peut donner une information sur la conformité, la santé, le comportement, le travail ou la descendance selon la race.

Elle peut pousser les éleveurs à publier des tests et à respecter une grille.

C’est positif.

Mais elle ne doit jamais remplacer le jugement.

Une cotation élevée peut donner envie de regarder un chien de plus près.

Elle ne devrait pas dispenser de le regarder.

Elle ne devrait pas dispenser d’observer sa production.

Elle ne devrait pas dispenser de lire sa femelle.

Elle ne devrait pas dispenser de réfléchir au sens du mariage.

La cotation est une porte d’entrée.

Pas une conclusion.

Le vrai travail d’éleveur commence quand le papier ne suffit plus

Sur le papier, tout peut avoir l’air logique.

Deux chiens cotés.

Deux pedigrees intéressants.

Des tests de santé.

Des titres.

Une annonce propre.

Et pourtant, le mariage peut ne rien apporter.

Parce que les défauts se doublent.

Parce que les qualités ne se complètent pas.

Parce que le type part dans deux directions opposées.

Parce que le mâle est choisi pour son nom plus que pour son apport.

Parce que la femelle n’est pas lue avec assez de lucidité.

Parce que l’éleveur a voulu faire joli, pas construire.

C’est la même logique que dans l’article sur le choix du chiot que l’on garde : il n’y a pas de boule de cristal. Mais il y a de l’oeil, de l’expérience, de la méthode, de l’honnêteté, et parfois le courage de ne pas suivre la mode.

Conclusion : choisir une saillie, c’est résister à la facilité

Un étalon coté peut être excellent.

Un étalon de travail peut être précieux.

Un chien qui gagne peut être un très grand reproducteur.

Un chien très demandé peut mériter sa réputation.

Mais aucun de ces éléments ne suffit seul.

Le choix d’une saillie ne devrait jamais se résumer à :

il est coté ;

il gagne ;

il travaille ;

tout le monde l’utilise.

La vraie question est plus difficile :

que transmet-il ?

à quelle femelle ?

dans quelle race ?

avec quels risques ?

avec quelles alternatives ?

avec quel impact dans cinq ou dix ans ?

C’est moins vendeur qu’un nom connu.

C’est moins confortable qu’un chiffre de cotation.

C’est moins simple qu’une mode.

Mais c’est probablement là que commence le vrai travail d’éleveur.

Sujets elevageselectionsaillieetaloncotationtravailgenetiquediversite
Revenir plus tard

Gardez cet article dans votre fil, sur cet appareil.